[i553]                                               DE LA VILLE DE PARIS.                                                    145
Mess™ les Archevesques M de Vienne, de Bourges, de Tours, decedé.
Mess™ les Evesques '2' :
Paris. Chartres.
Nevers.
Cleremont.
Soissons.
Rieulx.
Resnes.
Vannes.
Lombes,
Amyens,
C Les Archevêques :
—  ede Bourges" : Jacques Le Roy, fils de René sr de Chavigny, conseiller et chambellan du Roi; abbé de Saint-Florent de Saumur, de Dol, de Villeloin et de Cluny, il résigna ce dernier bénéfice en faveur de Jean, cardinal de Lorraine (i5a8); arche­vêque de Bourges de 1537 - 1-,7~' -1 ni-urut - Paris, et fut inhumé en l'église Saint-Landry. —Résidence épiscopale: hôtel de Bourges, rue du Port-Saint-Landry (Sauvai, III, 617 ; Dom Félibien, I, 171).
—  "de Toursn : Étienne II de Poncher, fils de Jean, trésorier de l'Épargne, et de Catherine Hurault; évêque de Bayonne; abbé de Saint-Pierre-le-Vif de Sens, archevêque de Tours (1551-1553). ll mourut à Paris le 15 mars de cette même année, peu de temps avant la date de notre document, ainsi que le Registre l'indique. — Sauvai (II, 263) indique un hôtel des Archevêques de Tours dans la rue du Paon-Saint-André (rue Larrey, puis emportée par Je percement du boulevard Saint-Germain). Piganiol fait mention {Description de Paris, t. VI, p. 106) que, de son temps, l'hôtel des Archevêques de Tours n'est plus qu'un "hôtel garni fort connu».
—  "de Vienne» : Pierre Palmier, d'origine italienne; abbé de Saint-Mesmin de Micy, de Rebais; chanoine de la Sainte-Chapelle de Paris; doyen puis archevêque de-Vienne (i528-i554).
(2) Les Évêques (en vue de faciliter les recherches, la liste de ces prélats est dressée par ordre alphabétique):
— -d'Amiens» : Nicolas de Pellevé, maître des Requêtes, conseiller privé, abbé de Saint-Corneille de Compiègne, évêque d'Amiens (1553-1563), puis archevêque de Sens etde Reims. — Son hôtel s'élevait à l'angle des rues Tison et du Roi-de-Sicile (Sauvai, II, 260).
—  "d'Angoulême» : Philibert Babou de La Bourdaisière, fils du général des Finances dont il est question à la page 98 du pré­sent Volume (art. CLV), succéda en i532 à son frère Jacques surie siège épiscopal d'Angoulême. Créé cardinal en i56i, évêque d'Auxerre en 1563, il mourut à Rome le 25 janvier 1570, à l'âge de 57 ans. — A cette famille de La Rourdaisière appartenait, dès avant 1529 (VOI'r 'e Volume II de celte Série, page 55), l'hôtel de Clisson, sis rue du Chaume en face de la chapelle de Braque; lequel hôtel fut vendu pour 16,ooo livres, presque à la date de notre document (i4 juin 1553), à Anne d'Este, épouse de François de Lorraine duc de Guise (Sauvai, III, p. 65g; Dom Félibien, II, p. io5o).
—  "d'Auxerre" : François II de Dinteville, aumônier de Louise de Savoye, doyen d'Auxerre en 1628, succéda sur le siège épiscopal à son oncle François 1", qui abdiqua cn sa faveur en i53o. Il mourut en 1554 ; son successeur fut le cardinal de Lenoncourt (voir ci-dessus page 144, note 6).— Sauvai mentionne (III, 261 et 624) une propriété de l'évêché d'Auxerre située rue de la Harpe, près dela porte Saint-Michel, entre le collège d'Harcourt et l'enceinte de Philippe-Auguste ; cet hôtel d'Auxerre exista jusqn'jau milieu du xvii' siècle.
—  «d'Avranches» : Robert Cenau (Cenalis), docteur en Sorbonne, trésorier de la Sainte-Chapelle ; évêque de Vence, de Riez, puis d'Avranches (i532-i56o). ll mourut à Paris et fut inhumé en l'église Saint-Paul.— ll résidait dans un hôtel de la rue Bordelle, près de la porte Saint-Marceau (Sauvai, II, 263); le nom de cette rue, modifié plus tard, par euphonie, cn celui de ti Bordel», a fait place à celui de «Descartes», motivé par le voisinage do l'École Polytechnique. — Une autre résidence, dite "maison d'Avranches», était contiguë à l'hôtel d'Auxerre (note précédente); ce fut dans ce bâtiment méme que Raoul et Robert d'Harcourt établirent le collège qui porta leur nom et qui est aujourd'hui le lycée Saint-Louis ( Topographie historique du vieux Paris, t. V, p. 419).
— a de Chartres» : Charles Guillard d'Espichelière, conseiller au Parlement, occupa successivement les sièges de Tournay, de Chartres (1526-1553), de Chalon-sur-Saône et de Senlis.— Cet évêque avait deux maisons à Paris : l'une en la rue Picquet (auj. Pecquay?), où il résidait à la date de notre document; l'autre en la rue de Grenelle, où mourut Jeanne d'Albret (Sauvai, II, 264).
—  nde Clermont» : Guillaume Du Prat, fils du Chancelier, pecupa ce siège épiscopal de 1528 à i56o. — Résidence à l'hôtel de Clermont, en la rue dela Harpe (Dom Félibien, II, p. i566) ; cette maison sde l'Evêque de Clermont», dite aussi nde l'abbé dc Molesmes», contiguë au collège de Justice, fut comprise plus lard dans les dépendances du couvent des Cordeliers [Topographie his­torique du vieux Paris, t. V, page 4)8 et plan annexé).
—  «d'Evreux» : Gabriel Le Veneur, chancelier de l'ordre de Saint-Michel, opeupa le trône épiscopal d'Evreux de l'année i532 à l'année 1574. — Il avait sa résidence en la rue des Amandiers-Sainte-Geneviève (auj. Laplace).
—  nde Lombez» : Antoine II Olivier de Leuville, frère du Chancelier (voir ci-dessous page 168, note 5); abbé de Sainte-Marie-du-Vœu, au diocèse de Rouen; évêque de Digne puis de Lombez (i55a-i56i ).
—  -de Luçon» : René de Daillon du Lude tint pendant dix ans (i553-iB62) cet évêché, qu'il quitta pour celui de Bayeux. — Un hôte) de Daillon du Lude existe encore rue du Bouloy, n°' 8-1 o.
— -de Mâcon» : François de Faucon, d'origine florentine, fut conseiller du Roi, chanoine de la Sainte-Chapelle, archidiacre de Chartres, évèque de Tulle, d'Orléans et de Mâcon (i552-i 554); il échangea ce dernier siège contre pelui de Carcassonne.
—  nde Maillezais» : Jacques d'Escoubleau de Sourdis, était évêque en i545 et vivait encore en i55g. Il avait été précédemment abbé de Saint-Martin de Pontoise et commandataire de la Trinité de Mauléon. — L'hôtel d'Escoubleau de Sourdis, dit aussi le Petit-Paradis, s'élevait rue de l'Arbre-Sec et rue des Fpssés-Saint-Germain-l'Auxerrpis; il a été détruit lors de la construction de la Mairie du I" arrondissement.
iupmucr.iE -ATio-ALC.